Musée de société / collecteur de mémoire(s) / conservateur de patrimoine / agitateur d’identité / chercheur en ethnographie…
De recherches en questionnements, le musée souhaite donner de la conscience, du savoir, du recul, de la saveur à un fragment d’universalité, celui de la mémoire bigoudène.

► Au fil de ses collections de coiffes et costumes somptueusement brodés, de mobilier ciselé et d’images d’archives, le musée vous invite à découvrir la société traditionnelle du Pays bigouden.
Aujourd’hui comme hier, la culture bigoudène n’en finit plus d’être contemporaine. Au fil des quatre salles de la tour du château des Barons du Pont, elle se donne à voir à travers ses collections de coiffes et costumes, de son habitat, de sa mémoire des jours de fête ou de travail.

► Comme tous les ans dans la tour, les collections [im]permanentes seront renouvelées : une salle en rez-de-chaussée qui traitera de la crêpe en Pays Bigouden  en partenariat avec les musées du territoire. Au premier étage : “La société traditionnelle, une société vertueuse ?*” salle consacrée au mobilier traditionnel , une nouvelle présentation de la sallle costumes au second et un troisième étage dédié cette saison au fonds photographique Henri Le Bec

► Musée collaboratif, le Musée bigouden travaille tous les ans avec la population locale et avec un réseau dense de collectionneurs privés, par le biais de prêts notamment.
♦ Le Musée bigouden est un « Musée de France » et travaille depuis plusieurs années en collaboration avec plusieurs autres musées territoriaux : le musée départemental Breton à Quimper, le musée de Bretagne à Rennes, le musée Mathurin Méheut à Lamballe, le musée d’Art et d’histoire de Saint-Brieuc, le musée de la Faïence à Quimper notamment.
♦ Il dialogue régulièrement ou emprunte des oeuvres avec ce réseau des Musées de France en Bretagne : Musée des Beaux-Arts de Quimper, Port-Musée de Douarnenez, le Musée des Marais-Salants à Batz-sur-Mer, le Musée de Pont-Aven, Musée de la Fraise à Plougastel-Daoulas…
♦ Le Musée bigouden est également en contact avec des établissements à sensibilité textile comme le Museon Arlaten à Arles, le musée de la Mode et du Textile Galliera, à Paris, le MuCEM à Marseille ou bien encore l’institut du costume du Metropolitan Museum of Art à New-york.
♦ En 2017, le musée a également emprunté des oeuvres hors Bretagne, au Musée des Beaux-Arts de Reims ainsi qu’au Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris : le Petit Palais.

Du 19 mai 2021 au 7 novembre 2021: Exposition temporaire :  L’épopée Bigoudène du prêt- à-porter 1950-1980 : 
À partir des années 1950, le début du prêt-à-porter entraîne de curieux développements en Pays bigouden. Paradoxalement, les femmes, en même temps que de répondre à l’appel des modes citadines, vont travailler à une tentative de renouveau de la broderie bigoudène. Les ateliers de confection sont pléthore sur le territoire, Le Minor en tête, mais combien d’autres : Plantade, Folgoas, Lorda, Durand-Perennou, Poulain-Kerloc’h… Et tous, quasiment, portés par des femmes.

Ce fut un raz-de-marée, une déferlante qui amena les Bigoudènes à aller vendre leurs productions partout en France : petits tabliers, chemisiers, bonnets, sans parler des célèbres kabigs.

Cette aventure esthétique fit évidemment rayonner le Pays bigouden – Pont-l’Abbé en particulier – pendant plusieurs décennies. Au-delà de la mode, ce fut également une véritable épopée économique et sociale qui avec les conserveries, permit à des centaines de femmes de rester travailler “au pays”.

À travers une scénographie originale, objets textiles, machines à broder, iconographie et témoignages, l’exposition plongera le visiteur dans la seconde moitié du XXe siècle, période haute en couleur et permettra de saisir l’ampleur de cette singulière épopée.

https://musee.ville-pontlabbe.bzh/